mercredi 22 juillet 2015

L'étape du Tour, Saint Jean de Maurienne - la Toussuire (73), 19 Juillet: Une histoire de cols, de tubes, de tuyaux et de bouchons!...



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 409

L’Etape du Tour, rendez-vous incontournable de l’été cyclosportif, a connu cette année un énorme succès en rassemblant près de quinze mille cyclistes venus du monde entier pour gravir les cols légendaires du Tour de France.
La Patrouille Eco Cyclo avait l’honneur d’y participer à l’invitation des organisateurs pour contribuer comme chaque année à limiter l’impact environnemental de l’épreuve en incitant les participants à ne pas jeter de déchets dans la nature.


Pour mémoire, la Patrouille Eco Cyclo a été créée en 2006 par quelques passionnés en réaction à la quantité inadmissible de déchets laissés sur les routes des cols de Marie Blanque et d’Aubisque par les concurrents de l’Etape du Tour.
La météo caniculaire, la difficulté du parcours et les débordements constatés en 2014 au col du Tourmalet lassait craindre le pire pour cette édition 2015

A l’heure du bilan, que peut-on retenir ?

Le parcours de cette étape était magnifique. Beaucoup de cyclistes ont découvert le col de Chaussy avec ses beaux panoramas et son décor champêtre préservé à l’écart des stations de sport d’hiver. Le col du Glandon a été fidèle à sa réputation et beaucoup se souviendront des derniers kilomètres à plus de dix pour cent. Au sommet du col du Mollard, la vue sur les Aiguilles d’Arves est toujours aussi belle. Dans la descente du col de la Croix de Fer, on pouvait constater l’état de fonte du glacier de Saint-Sorlin en cette mi-juillet qui témoigne du réchauffement climatique qui devrait être une des préoccupations majeures de notre société qui s’en soucie peu malheureusement.



L’imprudence de certains concurrents dans les descentes était un peu stressante et les deux chutes dans la descente du col de Chaussy n’étaient pas rassurantes. La question de la neutralisation des descentes bien que discutable sur un plan sportif se pose néanmoins dans une épreuve qui réunit des concurrents de niveaux très hétérogènes.

Le principal fléau du cyclosport, à savoir la topette ou tube de gel énergétique en plastique laissé sur la route par des concurrents mal éduqués est en régression certaine. La couleur à la mode était le noir cette année, le vert arrivait en deuxième position. Certains prétendent que la couleur du tube a une incidence sur la performance mais les moutons qui crèvent après les avoir mangés ne font pas la différence. Etant remonté à la Toussuire en voiture après la réouverture, j’ai pu constater avec plaisir que l’état de la route n’était pas parfait mais en nette amélioration par rapport aux années précédentes.



Les concurrents ont largement préféré les tuyaux aux tubes, je veux dire les tuyaux d’arrosage avec de l’eau fraîche et incolore dont l’efficacité pour se rafraîchir est unanimement reconnue par les plus grands spécialistes. On ne peut que remercier les nombreux riverains du parcours qui ont passé leur journée à asperger les concurrents pour leur éviter un coup de chaleur. La canicule a quand même parfois des effets dévastateurs, j’ai vu un Cyclo s’arroser avec  son bidon d’eau mélangée à de la poudre énergétique, heureusement il n’y avait pas de guêpes dans le coin …

Sur les ravitaillements, les petites quiches et pizzas confectionnés par un traiteur de la vallée, ainsi que les morceaux de Beaufort ont connu un franc succès, oui c’est quand même meilleur que ces maudites topettes et en plus il n’y a pas d’emballage à déchirer et à jeter, une économie d’énergie non négligeable ! 
Il convient également de saluer le repas à base de spécialités locales (saucisses et crozets de Savoie) servis à tous les concurrents à l’arrivée.

Pour beaucoup, le weekend s’est terminé comme il avait commencé dans les bouchons sur la route entre la Toussuire et Saint-Jean de Maurienne
En effet, l’organisation de cette Etape du Tour était globalement excellente mais c’était une mauvaise idée de placer le village d’accueil en altitude dans une station mal équipée pour accueillir 15 000 véhicules. Le bilan carbone et les nerfs des participants en ont pâti, espérons que les organisateurs sauront en tirer les enseignements pour les prochaines éditions.

En conclusion, cette Etape du Tour 2015 est globalement une belle réussite. Le comportement des concurrents  est en amélioration, cela ne peut que nous encourager à poursuivre nos actions de sensibilisation au respect de notre terrain de jeu.



Merci aux organisateurs d’ASO pour leur accueil et pour la qualité de l’organisation de l’Etape du Tour.
Mention spéciale à Mathieu pour sa disponibilité...

Pierre GADIOU

1 commentaire:

Thierry G a dit…

Bravo pour ce que vous faites. Cependant, j'ai ré-emprunté une partie du parcours dans les jours qui ont suivi et force est de constater qu'il y a encore beaucoup (trop) de détritus(topettes en majorité) qui jonchent nos belles routes de montagnes et leurs abords après une telle épreuve. Je ne suis pas franchement convaincu qu'il y ai de réelle amélioration dans le comportement des concurrents.
Il y a encore du travail...