mercredi 13 avril 2016

Un samedi à Roubaix!



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 426

Sous les pavés la plage, mais n’y touchez pas, on roule dessus ! Et on vient de loin, pour goûter  ces sensations si singulières : les Français ne représentant que quelque 10% de l’effectif global (plus de 5 000), le gros du contingent venait cette année encore d’Outre Manche. Les Belges et Hollandais d’abord puis des passionnés de toutes origines complétaient la grande parade pour sillonner ces hauts lieux du tourisme cycliste et ouvrir la route à la plus belle classique française.

Le tour opérator du jour ASO, proposait pour cette 6ème édition 3 excursions, au choix : 70, 145 ou 172 km garantissant chacune son lot d’aventure et de vibrations. Le green gang, pourtant réduit, était présent sur les 3 parcours. Multitool en poche (le couteau suisse du cycliste ), chacun se félicitait, à l’heure de s’élancer, d’une météo plus favorable que prévue.


C’est essentiellement des pavés secs qu’il s’est agi d’affronter, essentiellement car la grande attraction du parcours, la tranchée d’Aremberg  réservait sur ses 2400m son lot de glissades et de sensations fortes. Au fil des secteurs, le touriste pédalant, s’exposait  aux coups du sort...
La bonne Fortune en préservait certains, les autres changeaient ici une chambre à air, là réparaient une chaîne ou s’attristaient de voir un dérailleur en pièces... De nombreux équipements portaient les marques de sortie de routes (ou chemins). Didier, malchanceux du jour, ralliait d’ailleurs Roubaix sur une jambe ou une manivelle…



Côté sportif, le voyage était ponctué de quelques secteurs chronométrés (1, 2 ou 3 selon le tracés), de quoi s’échelonner et se comparer, pourquoi pas, à ceux qui écriront le lendemain une nouvelle page de l’histoire de cette course si particulière (en en estimant mieux la difficulté).

Au sol, le nombre de bidons signalait la difficulté des secteurs empruntés, les emballages divers étaient en revanche, et félicitons nous en, plutôt rares, signe encourageant.
Sur les escales gourmandes, bien positionnées sur le parcours, la circulation était plutôt fluide et les espaces respectés à l’exception de Beuvry la forêt où l’afflux massif des participants des 3 parcours dépassait la capacité d’accueil du site, entrainant ce qu’on imagine ( poubelles débordant et emballages au vent…) Bien conscient de la capacité d’accueil limitée de certains sites face à une fréquentation en hausse (l’épreuve franchit un cap), l’organisateur proposera certainement l’année prochaine d’autres réponses. Félicitons d’ailleurs Mathieu Boutroux et son équipe pour sa prise en compte des enjeux et défis compliqués à relever :
- garantir la sécurité de chacun sur un parcours en partie urbanisé (nombreux signaleurs, fléchage clair et lisible) et intervenir rapidement sur la globalité de l’épreuve en cas d’accident.
- respecter les espaces empruntés en  mettant à disposition des concurrents des équipements adaptés à une manifestation attirant un nombre croissant de participants.

Ajoutons que c’est encore et toujours à l’acteur principal de se responsabiliser en gardant à l’esprit que les routes ne sont pas privatisées que la prudence et le respect de notre terrain de jeu sont essentiels…
A ce prix, avec un peu de chance et de courage, le vélodrome est à portée de pédales dans les conditions les meilleures !




 Et c’est au vélodrome que le voyage s’achève, dernière ligne droite, une médaille passée au cou avec un sourire... Les phalanges sont meurtries mais c’est déjà un (bon) souvenir.
Place à la douche, celles du vélodrome sont ouvertes pour l’occasion. La journée est terminée, le rêve caressé.
Place aux grands globe trotteurs, et puis Sophie était parmi nous!...

François



Patrouilleurs sur PRC
Sophie, Emmanuelle, Gilles, Didier, François.



1 commentaire:

Didier Liger a dit…

très bon compte rendu , qui n 'insiste qu'à revenir ! Didier